Chaque tribune a son histoire, son vécu. La nôtre, le VIRAGE SUD BORDEAUX , ne déroge pas à la règle. Car il faut bien se douter que son présent est le fruit des expériences passées, des mauvais moments aux heures de gloire. Bref de tous les instants qui ont forgé son caractère, son identité. Sa mentalité aussi.
Nous ne dévoilerons pas sur le présent site un historique exhaustif qui serait inutile puisque dans quelques semaines, nous l'espérons, un ouvrage sur l'Ultramarines Bordeaux et sur le Virage Sud verra le jour.
Nous allons, à travers quelques dates clés, tenter de vous présenter les différentes étapes qui ont marqué l'histoire des Ultras Bordelais mais aussi, et cela va de pair, l'histoire du club.
Tout commence en 1881, dans une petite rue du Bordeaux populaire (rue Sanche de Pommiers) les Girondins de Bordeaux Omnisport sont créés officiellement. Le FCGB section Football est créé autour des années 1920. Le club est quelque peu sauvé pendant la guerre civile espagnole (36-39), du fruit du très grand nombre de réfugiés nord espagnols fuyant le régime franquiste. Bordeaux est une ville d'accueil pour cette nouvelle communauté qui s'installe, clin d'½il du hasard dans le quartier de création du club.
20 ans plus tard, les girondins de Bordeaux glanent leur premier titre de champions.
1985... La fameuse année où tout bascule. La double confrontation avec la Juventus de Turin laisse des traces dans l'émotionnel des supporters bordelais. Ces sciarpata, ces drapeaux, ce bordel organisé aperçu au stadio communale de Turin est un déclic. Le mouvement Ultra est à ses balbutiements en France, quand, au mois d'Août 1986, précisément le 5, un soir de Bordeaux-Metz, apparaît dans ce qui se nommera par la suite la « latérale sud » une bâche estampillée Ultramarines. L'histoire ne débute officiellement qu'en juin 1987, quand les statuts sont déposés à la préfecture.
L'association se structure rapidement, et repose sur un noyau très réduit de membres actifs, qui réalisent les premiers gadgets, organisent les premiers déplacements. Et ils font cela plutôt bien, la preuve en est, l'association compte 300 adhérents dès la première saison.
Mais les débuts sont chaotiques, et pour cause. Nous sommes en plein « après Heysel », et la mode supporters a tendance a être étouffée. Claude Bez, l'emblématique président du FCGB ne voit pas les Ultramarines d'un très bon ½il, et ne tarde pas à interdire les bâches et les écharpes Ultras dans le stade.
Pas facile pour un groupe de prendre son essor dans ces conditions, rajoutez à cela la création des Blue Devils en 1990, nés d'une scission au sein du C.C.U (Collectif Club Ultramarines), il n'en faut pas plus pour que le groupe vive mal les années 90-92. Lors de la saison 91-92, le club est relégué en D2 par la DNCG, c'est la fin de l'ère Bez.
A peine une quarantaine de membres lors de cette saison de purgatoire, un premier changement de couleurs (jaune et rouge), et un titre de champions de d2 viennent clore cette difficile épreuve. C'est le début de l'ère Afflelou.
92-93 débute avec un nouveau changement de couleurs (Bordeaux et blanc qui entraîne un changement d'apelation « Ultras Bordeaux »), et une activité dans les tribunes dopée par de bons résultats dans le championnat. C'est l'éclosion des Lizarazu, Zidane, Dugarry, avec cette nouvelle génération, les Girondins de Bordeaux vont de l'avant et se qualifient pour la coupe de l'UEFA .
C'est alors la mode du grand n'importe quoi dans les pesages de l'hexagone, sup'mag, formidable vecteur d'information sur les supporters également, popularise sans le vouloir forcément la mode « casual », « hooligans » et tutti quanti. Le mouvement français se cherche, les tifos sont assez peu nombreux et sont souvent l'½uvre des mêmes groupes, on pourrait comparer à une crise de croissance avec un peu d'humour.
MOI J'AI TOUJOURS UNE DEVISE QUI ME TIENT A COEUR: SUPPORTEUR UN JOUR SUPPORTEUR TOUJOURS........SI TU N'EST PAS SUPPORTEUR TOUJOURS IL VAUT MIEUX QUE TU LE SOIS JAMAIS!!!!!!!



